The Tree of Life

On 17/05/2011 by Nicolas Gilson

De démonstration en démonstration, Terrence Malick construit un film éprouvant qui vomit de pardon et de rédemption. THE TREE OF LIFE est affreusement baroque et mystique, irrémédiablement chaotique. L’arrière-fond narratif n’a pour intérêt qu’ancrer la culpabilité et la réflexivité judéo-chrétiennes. Le réalisateur nous emporte au-delà de tout récit, entre l’onirisme et la souvenance, dans un délire masturbatoire.

De symboles – voire d’imageries – en renfort musicaux, l’hypothèse de la morale religieuse ne cesse de s’inscrire. Malick parvient toutefois à assimiler son questionnement mystique à la théorie du Bigbang. Il oscille entre les époques et s’en va au-delà du temps et de l’espace terrestre. Au-delà de toute logique aussi.

Peut-être est-il question d’une remise en cause de la société paternaliste ; peut-être est-il question d’envisager la petitesse de l’Homme face à l’Univers et en rapport à l’Absolu ; peut-être est-il question de partager un délire sensitif… qu’importe si l’on ne parvient pas à pénétrer le délire qui s’inscrit à l’écran. La frontière entre l’expérience cinématographique et l’épreuve est ténue, et si nous basculons du second côté, nous avons l’horrible sensation de tendre la seconde joue durant 138 minutes.

THE TREE OF LIFE

Réalisation : Terrence MALICK
USA – 2011 – 138 min
Distribution : Belga
Drame – Expérimental
Cannes 2011 – Sélection Officielle en Compétition

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