The taste of aïoli

On 26/05/2012 by Nicolas Gilson

Le festival touche à sa fin. Clôture de la Quinzaine des réalisateurs et remise des prix de la cinéfondation ont ponctué ce vendredi. Mais, pour les journalistes, l’impression que le festival se termine arrive avec un moment de récréation : le déjeuner de la presse.

Un aïoli dans le vieux Cannes, au Suquet, auquel, tels des monstres de foire, assistent les membres du jury. Ceux-ci mangent à une table isolée, mitraillée à leur arrivée par quantité de photographes qui sont ensuite écartés le temps qu’Ewan mange ses carottes et Diane son fenouil. Sous le soleil et la chaleur, poisson et légumes se dégustent. Le vin réchauffe les gosiers. La détente est au rendez-vous. Si bien qu’une mouette survolant la scène se lâche et me chie dessus – l’emploi de la première personne est ici inévitable, bien que mon voisin de table se soit pris quelques gouttes. A l’urologie de PAPERBOY, nous, nous renchérissons à coup de scatologie et de zoophilie combinées ! – Après plus de 10 jours de festivals, l’exagération cannoise nous gagne.

A la veille des débats qui vont conduire au Palmarès de cette 65 ème édition, la pluie est de retour. Violente et orageuse. Elle nous empêche de nous poser au bord de l’eau et de nous risquer à y patauger mais elle nous épargne la queue pour la projection de THE TASTE OF MONEY – à moins que, déjà, les journaliste ne désertent la croisette.

Le film de Im Sang-Soo est une nouvelle déception. Après le superbe HOUSEMAID présenté il y a deux ans également en compétition, le réalisateur en fait des tonnes sans convaincre. Néanmoins, durant les deux petites heures de projection, la croisette a repris ses couleurs estivales et la projection du cinéma de la plage, initialement annulée a lieu. Il nous a été glissé que Georges Lucas producteur du film projeté serait là. Et ce fut le cas. Une star au pays des stars. Pour ce qui est du film, nous sommes allé manger. Après tout, le festival touche à sa fin.

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