Critique : The Fantastic Four

On 24/08/2015 by Nicolas Gilson

Nouveau « reebot » de la franchise, THE FANTASTIC FOUR n’a tristement rien d’ambitieux. Malgré Josh Trank aux commandes, la Fox propose un produit sans saveur esthétiquement quelconque, quand il n’est pas grossier, et narrativement débile. Cet épisode introductif, d’une incommensurable superficialité, aurait-il pour mérite d’enterrer ad vitam les aventures de la plus ancienne des équipes de héros Marvel ? Espérons-le.

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Repéré dans un concours scientifique, Reed Richards (Miles Teller) est engagé par les entreprises Baxter pour développer de manière professionnelle un projet permettant de voyager dans un univers parallèle. Cahin-caha, il fait équipe avec un asocial surdoué, Victor Von Doom (Toby Kebbel), l’impétueux Johnny Storm (Michael B. Jordan) et sa soeur, la réfléchie Sue (Kate Mara). Voyant que leur employeur ne compte pas les laisser mener à terme l’expédition, ils décident de partir aussitôt à l’aventure. Reed propose à son meilleur ami Ben (Jamie Belle, franchement sous-exploité) de se joindre à eux sans se soucier des conséquences engendrées par ce voyage.

La mise en place de l’intrigue est à ce point grotesque qu’elle paraît être un pastiche. L’esquisse de la personnalité des personnages est tellement ridicule qu’au lieu d’exploser de rire nous demeurons interdits. L’action peine à s’inscrire sans qu’aucune des nombreuses digressions – un comble – ne présente le moindre intérêt – à l’instar de la complicité entre Reed et Ben, de la rivalité surlignée entre Sue et Johnny ou de l’attirance pour Sue de la gent masculine. Le laboratoire est d’une extravagance aberrante tandis que la notion de logique n’y semble aucunement préoccupante : au-delà de toute notion de willing suspension of disbelief, si aucun élément n’est crédible, nous sommes rapidement confrontés à un ballet d’idées scénaristiques d’une débilité affligeante.

Lorsque l’aventure démarre enfin, l’excitation retombe rapidement tant il s’agit de courir à une nouvelle introduction, celle de la découverte des « pouvoirs » des protagonistes propulsés héros. Les ellipses sont telles qu’elles ont raison de notre attention… jusqu’à un trait d’humour final (mais comment les héros pourraient-ils donc s’appeler?) qui condense à lui seul la lourdeur de l’ensemble.

Démonstrative et impersonnelle, la réalisation est désolante tandis les effets spéciaux laissent songeurs. A priori vendeur, le casting devient pitoyable tant les personnages se veulent caricaturaux. De deux choses l’une ou le montage est l’ultime tentative de sauver les meubles ou il s’agit de la clé de voute d’un réel carnage.

THE FANSTASTIC FOUR

Réalisation : Josh Trank
USA – 2015 – 100 min
Distribution : 20th Century Fox
Aventure

The Fantastic four - poster

(Etonnant trailer avec des scènes qui n’apparaissent pas dans le film…)

Fantastic-4-Teller Michael B. Jordan - fantastic four

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