The Deep Blue Sea

On 11/06/2012 by Nicolas Gilson

Londres vers 1950, Hester Collyer est décidée à mettre fin à ses jours. Délaissée par son amant pour qui elle a quitté son mari et elle a tourné le dos à une vie bourgeoise et aisée, lasse de vivre, submergée par ses sentiments passionnels, elle tend à prendre en main son destin en y mettant un terme. Mais le sort est ironique et contraint la jeune femme à faire face au théâtre qu’est sa propre vie.


« This time I really want to die »

D’emblée THE DEEP BLUE SEA est encadré musicalement et la musique n’a de cesse de s’imposer comme un mouvement enrobant et emporté à la fois. Sans doute devrions-nous y être réceptif pour nous laisser envahir par l’émotion qu’elle doit transcender… Mais si nous n’y adhérons pas – et ce fut notre cas –, gageure que de pénétrer l’univers mis en place par Terence Davies.

Le scénario semble à l’image du trouble qui envahit l’héroïne. Celle-ci ouvre une réflexion quant à sa vie, ses choix et ses amours aussi le film se construit en flash-backs balayant le récit de la passion qui la consume. Rachel Weisz, toute en fragilité, est sublime. La qualité d’interprétation de l’ensemble du casting donne vie à la société d’alors et à ses codes. La justesse de certaines répliques ou leur humour contenu et la force ponctuelle de la mise en scène fait mouche.

Mais THE DEEP BLUE SEA apparaît cruellement atmosphérique. Certaines séquences semblent composées comme des tableaux majestueux et mirobolants. Terence Davies semble rendre hommage à un cinéma d’autrefois qu’il sublime sans nous convaincre. Paraphrasons une réplique du film : notre enthousiasme est plein de retenue.

THE DEEP BLUE SEA

Réalisation : Terence DAVIES
UK – 2011 – 98 min
Distribution : ABC Distribution
Mélodrame

BRFF 2012 – Avant-Première

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