Sous le figuier

On 12/06/2013 by Nicolas Gilson

Doucereux et incommensurablement affecté SOUS LE FIGUIER qui se veut être un hymne à la vie n’a rien d’enchanteur : de l’écriture aux renforts musicaux aucun élément n’en sauve un autre. Pathétique.

sous le figuier

« – Et vous, vous faites quoi cet été ? »

En Belgique – il semble important d’insister là-dessus – Nathalie (Anne Consigny), Christophe (Jonathan Zacchaï) et Joëlle (Marie Kremer) sont au bout du rouleau. La première, cheffe étoilée qui jette son tablier, prend soin de Selma (Gisèle Casadesus), en fin de vie, et propose à Christophe de partir avec elles en vacances en Moselle. Un ultime voyage pour Selma qui demande à ce que Joëlle, une jeune femme à qui elle tire les cartes, les accompagne.

« – Mais qu’est-ce que je fais ici ? »

Sans doute ne faut-il avoir aucune envie de « cinéma » ni de « mise en scène » pour apprécier la gentille histoire écrite au stabilo qu’Anne-Marie Etienne conte avec une impressionnante balourdise. Lors d’une interminable introduction – celle précédant le départ sous le figuier – les quatre principaux protagonistes prennent place et sont caractérisés à gros traits. Déjà, l’approche est tellement lamentable que le jeu emprunté des comédiens trouve sa logique – et une excuse – dans la dynamique insufflée à l’ensemble par l’auteure-réalisatrice : quatre quotidiens sont esquissés comme autant de caricatures par le biais de situations franchement minables dont l’écriture se ressent vivement. Bref, il ne manque que des intertitres pour comprendre ce que l’on a pourtant deviné avant même que les protagonistes n’ouvre la bouche pour débiter des dialogues consternants.

Si le mot d’ordre oscille entre démonstration et monstration pure, la réalisatrice parvient à capter quelques instants magiques et vivifiants lorsque les jeunes enfants jouent au bord de la piscine. Des gros plans sur les visages des petites filles, des gestes spontanés qui échappent alors à sa direction et ouvrent une porte sur la fugacité. Cruel enchantement que cette stase tant elle contraste avec le manque généralisé de vie et de légèreté d’un film qui pourtant semble se targuer de les louer.

Sous-le-figuier

SOUS LE FIGUIER

Réalisation : Anne-Marie ETIENNE
France / Belgique – 2012 – 95 min
Distribution : Tarantula
Comédie dramatique

sous le figuier - affiche

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