Something Borrowed

On 05/09/2011 by Nicolas Gilson

Cousu de fil blanc et manquant de rythme, SOMETHING BORROWED est proprement pénible. Seules les singeries de Kate Hudson parviennent à nous faire grimacer un sourire. Mal écrit, platement mis en scène et ridiculement interprété le film fatigue à mesure qu’il s’épuise lui-même.

Lorsque Rachel, une jeune femme timide, intelligente et célibataire avoue à Dex, le financé de sa meilleure amie, qu’elle en fut éprise, celui-ci lui révèle partager ses sentiments. Entre raison et passion, où donc peut bien nous conduire cette novatrice intrigue ?

Le scénario est tellement pourri qu’il laisse songer à de la série B, mais le film semble se prendre étrangement au sérieux, se ponctuant de touches moralisatrices et culpabilisantes – ce qui justifie la longueur de l’ensemble mais peut paraître bien paradoxal lorsque l’adultère se conçoit fatalement sans la moindre protection face aux MST (une morale bien américaine en somme).

Alors qu’elle décroche ici un premier rôle, Ginnifer Goodwin prouve qu’elle a le charisme d’une moule. Avec un caractère surfait et une interprétation tout aussi creuse, Colin Egglesfield tente de donner vie à « l’amour de sa vie »… Tout est désespérant, aucun élément n’en sauve un autre. Le film est balourd d’un bout à l’autre, flirtant avec un humour douteux et ne nous épargnant pas des séquences en flash-back aussi ridicules qu’irritantes ou encore une petite chorégraphie.

SOMETHING BORROWED

Réalisation : Luke GREENFIELD
USA – 2011 – 112 min
Distribution : Paradiso
Comédie Romantique

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