Sinister

On 06/11/2012 by Nicolas Gilson

Film d’horreur dont le scénario est incontestablement bancal, SINISTER ne fonctionne que grâce aux rouages techniques qui consistent à mettre le spectateur en condition par l’emploi de la musique et à exacerber son stress par jeu d’effets visuels (le plus souvent dans une artificielle obscurité) et sonores. Bref : un film de genre sans style.

Un écrivain qui a gouté à la gloire et peine à écrire un nouveau best-seller emménage avec sa famille dans une maison dont les précédents locataires ont été pendus à l’arbre du jardin. Tous sauf une fillette, portée disparue. L’écrivain, qui cache cette réalité à son épouse et à ses enfants, trouve dans le grenier une caisse contenant des films Super-8 et un projecteur. Et sa curiosité le rend témoin de meurtres commis dans années auparavant…

Cependant quelque peu crétin – mais n’est-ce pas un classique du genre ? – il ne regarde pas tous les films de suite – ne faut-il pas renforcer la curiosité du spectateur – et semble peu à peu perdre la raison. En parallèle son fils a un comportement trouble et sa fille semble réceptive à des esprits… Mais, en substance, sa famille n’existe pas et n’est qu’un prétexte pour compléter la trame narrative. Car le scénario, rempli d’illogismes temporels, ne tient compte de son épouse et de ses enfants que lorsque le développement narratif en a besoin : un cauchemar pour le spectateur qui apprécie ne pas être pris pour un débile profond. Quant au développement dans son ensemble, il s’avère ridicule.

Côté réalisation, SINISTER est un exercice démonstratif dépourvu de singularité et souvent même fort peu convainquant.

SINISTER
•/♥
Réalisation : Scott DERRICKSON
USA – 2012 – 110 min
Distribution : Starway
Horreur / Thriller

Comments are closed.