Quand Je Serai Petit

On 17/07/2012 by Nicolas Gilson

Mathias croise sur un bateau un jeune garçon en voyage scolaire qui lui fait penser à lui enfant. Intrigué, l’homme tente d’en savoir plus. Lorsque Martin retrouve le garçon, la surprise est à son comble : en tous points il semble s’agir de lui. A la différence que le père de l’enfant est toujours en vie.

L’idée est riche, le développement qui en est fait l’est moins. Le scénario et la mise en scène manquent de finesse. D’un bout à l’autre du film, tout est appuyé voire surligné. Les dialogues sont d’une rare pauvreté et participent, eux aussi, à une triste démonstration. Dommage ou affligeant, c’est selon.

Dès la séquence d’ouverture la maladresse de l’approche s’impose. La caractérisation des protagonistes est d’une rare balourdise tout comme la mise en place du trouble qui s’empare de Mathias alors qu’il croit se voir petit. Parallèlement les dialogues et les comiques de situation sont consternants. Et l’approche esthétique ne sauve rien, au contraire.

Le trait est épais voire grossier. Bien que la centralité du personnage de Mathias s’impose, Jean-Paul Rouve opte pour des changements ponctuels de point de vue – à l’instar de celui de l’épouse de Mathias – qui n’ont pour seul intérêt de prévenir des rebondissements. Et comme jamais ces protagonistes ne sont développés, ne tendent au moindre volume, c’en devient d’autant plus irritant que cela s’avère révélateur de la pauvreté de l’approche.

QUAND JE SERAI PETIT souffre également d’un problème de rythme et l’enrobage musical – avec un leitmotiv d’une lourdeur extrême –, qui n’y change rien, rend l’ensemble plus pénible encore. Bref : une bonne idée et de (trop) bonnes intentions, ne font ni un bon scénario, ni un bon film.

QUAND JE SERAI PETIT

Réalisation : Jean-Paul ROUVE
France – 2012 – 95 min
Distribution : Les Films de l’Elysée
Comédie dramatique

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