Predators

On 12/07/2010 by Nicolas Gilson

Plus de vingt ans après le premier opus d’une série devenue culte, Predator est de retour. Mais bien en marge de l’épisode le confrontant à Alien, ce nouveau volet entraîne le spectateur au cœur d’un scénario habile qui renoue avec l’esprit du film originel tout en exacerbant les codes du genre. PREDATORS est une pure aventure parsemée d’embuches, de retournements de situation … bref d’actions en tous genres à laquelle la figure centrale d’Adrien Brody confère un incroyable dimension.

D’emblée le spectateur est confronté au stress : une nervosité à la fois narrative et esthétique où un homme sombre dans le vide, à toute allure, tandis que son parachute ne s’ouvre pas. Le mouvement, les angles de prise de vue et les renforts sonores et musicaux dressent le décor. Et comme c’est Adrien Brody qui fonce droit vers le sol, son parachute le sauve in extrémis. Mais ce n’est qu’une fois au sol que l’aventure peut commencer, selon un schéma qui bien que classique ne cesse de tenir spectateur et protagonistes en haleine. Car le mercenaire, fort taiseux sur son nom, n’est pas seul à choir dans une étrange jungle … Bien vite il se retrouve face à une série de tueurs, autant de prédateurs humains, d’origines diverses. Tous, sauf un : un médecin bien aimable … Et plus que jamais l’union fait la force. Une union à contre-cœur motivant des tensions mais aussi une dynamique de comparaison quelques fois délectables – qui a le plus gros calibre ? Chaque protagoniste est défini de manière presque caricaturale : ses vêtements et surtout ses armes important bien plus que leur caractérisation psychologique. Que font-ils là ? Eux qui ne se souviennent que d’une lumière aveuglante et de leur chute … Adrien Brody suggère bien vite l’hypothèse de la chasse dont ils sont le gibier !

- Merci Adrien !

L’hypothèse sonore est sans conteste l’élément conditionnant le plus évident : comme dans les films de genre il s’agit de placer le spectateur dans une position conjointe de stress et d’attente. Toutefois PREDATORS ne se cantonne pas à un pur travail de mise en condition et d’enrobage musical ; il s’agit de jouer avec les renforts musicaux au travers de l’exagération. Celle-ci en devient délectable tant une dimension ludique est palpable. Une approche distanciée qui se retrouve tant dans l’écriture que dans la mise en scène : combiner action, horreur, science-fiction ou encore romance en atteste irrémédiablement. Les scénaristes s’amusent, le réalisateur aussi … et le spectateur n’est pas en reste s’il se laisse prendre au jeu. Un jeu délectable où mercenaires, yakusa et autres méchants font face à une nouvelle génération de Predators … tout en respectant les codes et les archétypes des genres auxquels ils semblent appartenir.

PREDATORS
**
Réalisation : Nimrod ANTAL
USA – 2009 – 107 min
Distribution : 20th Century Fox
Action / Science-fiction / Aventure

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