Plastic Planet

On 24/03/2011 by Nicolas Gilson

Le sujet, contenu dans le titre, est interpelant. Le film ne l’est pas. L’hypothèse catastrophique développée tout au long de PLASTIC PLANET n’est sans doute pas à remettre en cause, tant les éléments révélés ou ressassés sont choquants, mais l’approche voulue par Werner Boote fait de son documentaire un fourre-tout improbable. N’est pas réalisateur qui veut.

D’emblée il est question de monstration et de mise en condition. Les renforts musicaux sont nombreux et ancrent une hypothèse catastrophique. Werner Boote s’applique à démontrer à quel point le plastic est dangereux mais à mesure qu’il avance dans sa démarche, ils s’égare, s’embourbe et s’éparpille. Son film est à la fois très personnel et platement impersonnel. Sa prime motivation apparaît être excuser son grand-père d’avoir participé à l’essor d’un produit alors novateur qui est maintenant objet d’une industrialisation folle. Il dénonce celle-ci avec verve, mais avec gaucherie. Il ne dévoile, ne révèle pas les choses : les faits, constatations et dénonciations s’additionnent sans aucune hiérarchie. En parallèle la pauvreté de son approche esthétique, à la fois bien banale et dénué de la moindre maîtrise, est évidente.

Pourtant le sujet questionne. Le lobbying mis en évidence effraie. La réalité, qui est nôtre, n’est pas acceptable.

PLASTIC PLANET

Réalisation : Werner BOOTE
Allemagne / Autriche – 2010 – 96 min
Distribution : Cinéart
Documentaire
EA

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