Percey Jackson

On 09/02/2010 by Nicolas Gilson

PERCEY JACKSON ou la énième adaptation cinématographique de romans à saga. Dans la lignée du succès des épisodes de HARRY POTTER, les ouvrages littéraires pour adolescents ne cessent d’être portés sur grand écran. Une tendance pour le moins affligeante au vu de la pauvreté qualitative de ces productions. Le film de Chris Colombus (qui signa pourtant les deux premiers épisodes de Harry Potter) ne fait pas exception, si ce n’est qu’il repose sur une construction scénaristique efficace quoique narrativement ridicule – mais cela ne tient-il pas du roman original.

La séquence d’introduction donne le ton. Le réalisateur sombre d’emblée dans une édifiante artificialité qui au-delà de faire sourire invite proprement au fou-rire : surjeu, surimportance dialogique et renfort musical éculé. Un parti-pris esthétique qui gomme miraculeusement la cruelle aberration narrative dont cette scène est le paradigme. Schéma narratif empreint d’une singularité américano-américaine : l’origine du mythe importe peu, les dieux sont transposés, transportés aux Etats-Unis et perdent l’essence même de leur caractère absolu dès lors que l’humanisme patriarcal guide leur jugement. Zeus et Poséïdon se donnent rendez-vous au sommet de l’Empire State Building comme gage d’une triste réappropriation des mythes.

Des mythes tronqués, épurés, élimés dont la seule réelle actualisation rime avec le placement de produit. Nulle revisitation de la mythologie, nulle invitation à s’y intéresser au-delà du superficiel. Méduse, l’Hydre de Lerne, les satyres, les centaures ont bon prendre péniblement vie à l’écran – les effets spéciaux sont plus que risibles – cela ne séduit guère – malgré la présence de Uma Thurman ou encore Pierce Brosnan. Quant au discours sous-jacent, il oscille entre la bouffonnerie, la mièvrerie, le racisme et la misogynie … en somme un manichéisme primaire bien usuel dans le cinéma commercial américain.

PERCEY JACKSON AND THE OLYMPIANS : THE LIGHTNING THIEF

PERCY JACKSON : LE VOLEUR DE FOUDRE

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Réalisation : Chris Colombus

USA – 2009 – 122 min

Distribution : Twentieth Century Fox

Fantastique / Aventure / Film pour Adolescent

EA

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