Ni à vendre ni à louer

On 04/07/2011 by Nicolas Gilson

A travers une kyrielle de personnages, Pascal Rabaté fantasme un curieux chassé-croisé sur le littoral atlantique. Drôle, certes, mais pas désopilant. Les vacances à la mer, c’est super ?

NI A VENDRE NI A LOUER est un film singulier sans être pour autant original. Il est question d’absurde, de burlesque, de jeu de situation… L’univers mis en place était déjà présent dans certaines séquences, plus artificielles, du premier film du réalisateur, LES PETITS RUISSEAUX.

Il n’est cependant ici pas question du moindre parcours individuel. Pascal Rabaté compose un tableau moqueur, monstratif et caricatural, dont l’esthétique est proche du cinéma de Tati ou de l’univers de Gordon, Abel et Romy.

Toutefois, le réalisateur semble surtout mettre en mouvement un storyboard extrêmement bien pensé. Chaque plan est composé habilement. Et si le réalisateur dessine, sous l’angle du burlesque à travers une galerie de personnages et de situations, un regard amusé sur le caractère pathétique des vacances à la mer, il ne parvient que trop rarement à dépasser l’esquisse. Il est certes question de monstration, toutefois Pascal Rabaté n’épuise pas les situations et de nombreux personnages sont tellement secondaires qu’ils disparaissent simplement.

Presque non-verbal (l’idée est là, mais n’est pas aboutie), NI A VENDRE NI A LOUER manque d’équilibre, de radicalité et de maturité. Plus encore, il souffre d’une absence totale de point de vue au-delà du pathétisme et du cynisme.

NI A VENDRE NI A LOUER
♥♥
Réalisation : Pascal RABATE
France – 2010 – 80 min
Distribution : Victory
Comédie

9# Brussels Film Festival

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