Where the Wild Things Are (Max et les Maximonstres)

On 30/12/2009 by Nicolas Gilson

Afin de nous emporter aux confins de son propre imaginaire, Spike Jonze s’approprie l’univers de Maurice Sendak et adapte merveilleusement son livre illustré au grand écran. Réelle invitation au voyage, MAX ET LES MAXIMONSTRES est à la fois une invitation à l’imagination – à la redécouverte de la magie de l’inventivité des enfants, et un récit initiatique charmant (bien qu’évident). Le réalisateur insuffle une dynamique réaliste à un récit pourtant fantastique et ce faisant donne prodigieusement vie à une famille de monstres fantasques.

Max et les maximonstres

En nous fondant à l’imagination de son protagoniste principal Spike Jonze efface les barrières de l’improbabilité. A cette fin, une brève séquence d’introduction nous permet d’appréhender le quotidien du jeune Max, un garçonnet solitaire malgré lui, dont la fantaisie est à la fois une chaude compagne et une possibilité d’expression. Le « comme si » établit alors la règle. Le réalisateur s’attarde sur les gestes de l’enfant selon un rythme dual à la fois statique et énergique : la méticulosité de certains gestes et le mouvement d’autres imprègnent alors la logique même de l’esprit du protagoniste qui se laisse emporter de la folie de l’instant sans considération autre que l’exaltation. Le mouvement transcende alors la sincérité de l’action, bonne ou mauvaise, irréfléchie mais spontanée.

Cette logique devient un réel langage, si bien que la stase impose la réflexion, le cheminement. Le caractère initiatique du récit est indéniable sans pour autant s’imposer avec virulence. Max va vivre une folle aventure et en revenir changé. Un parcours magique si l’enfant qui vit en nous renaît, moins séduisant si notre raison s’intercale.

La mise en scène est impressionnante, l’interprétation de Max Records (Max) est bluffante tandis que les monstres apparaissent exister. Les colorations de Sendak sont admirablement transposées dans des décors que la photographie rend somptueux.  L’hypothèse musicale, qui accompagne le film d’un bout à l’autre, ne cesse de correspondre à l’état d’esprit des protagonistes. Au-delà de l’idée de renfort, elle se veut indéniablement nourricière tout en se révélant exaltante. Malgré ses longueurs – les occupations des monstres et les trouvailles de Max deviennent quelque peu répétitives, MAX ET LES MAXIMONSTRES est une vraie sollicitation à un envol conduisant à la rencontre de la richesse de l’imagination.

MAX ET LES MAXIMONSTRES
WHERE THE WILD THINGS ARE There’s one in all of us.
♥♥
Réalisation : Spike JONZE
USA – 2009 – 101 min
Distribution : Warner Bros.
Fantastique/Aventure
EA

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