Magritte 2017 : Le Palmarès

On 04/02/2017 by Nicolas Gilson

Pour cette 7 ème édition des Magritte du cinéma, le rôle de Maîtresse de Cérémonie a été tenu par Anne-Pascale Clairembourg qui a relevé le défi haut la main – qu’importe les remarques misogynes claironnées en salle de presse. Avec cinq trophées dont ceux de meilleur film et de meilleur réalisateur, LES PREMIERS, LES DERNIERS de Bouli Lanners s’impose comme le grand vainqueur. Sujets à une vaine polémique, les premiers films ne sont pas en reste avec trois prix pour KEEPER et deux pour PARASOL (meilleur photographie et meilleure musique) comme JE ME TUE A LE DIRE (meilleur acteur et meilleur scénario).

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Virginie Efira, qui endossait le rôle de Présidente de cette édition, a balayé en un discours ciselé la polémique ridicule autour de l’absence des Dardenne aux nominations. Les Magritte nous dit-elle, c’est l’occasion  de pardonner et d’accueillir. Parce que toujours les mêmes nommés chaque année, c’est trop de souffrance. Son programme en tant que Présidente : Des Magritte pour tous ! - n’en déplaise à certains journalistes avides de bons mots. Avant de remonter sur scène pour clore la Cérémonie, elle fera un passage pour recevoir le Magritte de la Meilleure Actrice pour son interprétation, formidable, dans VICTORIA de Justine Triet. Un prix qu’elle partagera avec Astrid Whettnall célébrée pour son rôle d’une mère cherchant à retrouver sa fille partie faire le djihad dans LA ROUTE D’ISTANBUL de Rachid Bouchareb – un prix décerné pour la première fois ex-aequo.

Le Magritte du meilleur acteur célèbre une complicité de longue date puisque Jean-Jacques Rausin l’obtient pour son rôle d’acteur hypocondriaque persuadé d’avoir chopé le cancer du sein de sa mère dans JE ME TUE A LE DIRE de Xavier Seron avec qui il a déjà travaillé à de nombreuses reprises. Révélé au grand public par la série « Ennemi Public », le comédien est sans doute l’un des visages les plus connus de la profession – le pendant masculin de Catherine Salée à nouveau célébrée cette année – en ayant collaboré à pléthore de courts-métrages et en ayant remporté une kyrielle de prix (ce que d’aucuns semblent ignorer en salle de presse). La complicité était en fait le maître-mot du Palmarès qui a conduit Bouli Lanners à répondre avec humour à ses propres propos à l’encontre de ce qu’il perçoit comme une compétition. Cette complicité s’est imposée comme l’arme d’une pleine génération qui travaille ensemble et s’encourage comme le souligne Guillaume Senez, lauréat du meilleur premier film pour KEEPER. Le cas d’Olivier Boonjing est certainement exemplatif : célébré meilleur directeur photo pour son travail sur PARASOL, il signe également la photographie du long-métrage de Xavier Seron.

Toutefois cette célébration a ses limites, comme en témoigne la distribution de piques à l’encontre de Joachim Lafosse, depuis le discours d’ouverture en passant par le clin d’oeil de Catherine Salée qui évoque l’âpreté d’un tournage au Maroc où les comédiens ont du être solidaires pour tenir bon…

Jean-Jacques Rausin - © Magritte du Cinéma 2017

Palmarès Complet :

 

Magritte 2017

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