Les Papas du Dimanche
S’il y a des films dont la médiocrité a le mérite de magnifier d’autres navets inénarrables, LES PAPAS DU DIMANCHES peut revêtir cette étiquette ! Dire que, dans ce film, tout est pourri est succinct mais concis.
D’entrée de jeu la qualité de l’ensemble est celle d’un (très) mauvais téléfilm : mal écrit (d’une évidente lisibilité avec des dialogues balourds et faux), réalisé sans réflexion, dépourvu de toute approche esthétique (si ce n’est une caméra qui ne trouve jamais sa place), dirigé avec grossièreté (ou avec un manque de subtilité rarement atteint, c’est selon), enrobé musicalement de manière pathétique.
La séquence d’ouverture est exemplative de l’ensemble : la notion d’appui (narratif, visuel, sonore) atteint son paroxysme au point de se demander s’il est envisagé que le spectateur soit muni de neurones. Il y a des moments où il faut dire non au supplice, réagir, se révolter ! Il s’agit alors de ne pas se rendre en salles – ou d’en sortir, de s’enfuir avant de chercher à comprendre l’explication du titre.
Après avoir un temps joué à l’acteur et un autre à l’assistant réalisateur, le producteur Louis Becker (fils de Jean Becker) est maintenant scénariste et réalisateur. Souhaitons que l’envie de persévérer lui passe.
LES PAPAS DU DIMANCHE
•
Réalisation : Louis BECKER
France – 2011 – 90 min
Distribution : Alternative Films
Comédie dramatique













