Les Machins : fameux bidule !

On 04/02/2013 by Nicolas Gilson

Rendez-vous était donné à la Tentation pour la deuxième (puisque troisième il y aura) édition des Machins, les petits prix du cinéma belge. Et le succès fut au rendez-vous ! Un succès de foule avant tout avec près de 1.000 personnes présentes mais aussi un succès de notoriété puisqu’à côté des petits artisans qui avaient affronté la neige et le verglas l’an dernier nombre de personnalités du cinéma et moult badauds se pressaient dans une salle que les organisateurs craignaient à la base trop grande et qui s’est avérée presque trop petite.

L’atmosphère était bon enfant et ce avant même que la fausse cérémonie – qui est tout de même une cérémonie mais sans en être vraiment une – ne prenne place. Celle-ci s’est entamée en musique sur le thème du Festival de Cannes avant de directement donner le ton en enchainant sur une reprise « live » de la chanson phare de Benny B. par Miss Machins (aka Catherine Detry) slammant glamoureusement (dans son maintenant célèbre manteau léopard) un sonnet dédié à l’évènement « M-A-C-H-I-N-S… » !

Rapidement la veste est tombée et les paillettes se sont imposées dans un amusant trop plein raillant tout cérémonial vestimentaire – tout en restant de bon goût : elle a de la moule cette Catherine !. Rejoignant la scène décorée pour l’occasion d’un confortable canapé, où se trouvait à côté des minuscules trophées la version « machin » de la potiche de cérémonie (à savoir un jeune homme avec des rastas respectant parfaitement le dress-code), Miss Machins a alors entamé le non-cérémonial. Thomas Doret, le président de cette édition, après un premier sketch avec la complicité de Christelle Cornil, a alors déclaré la Cérémonie des Machins ouverte en ouvrant symboliquement une canette de bière ! Les jeux de mots furent lourds à dessein – quelle puissance dans la gradation des degrés – et Miss Machins n’a jamais eu peur de se prendre un four pour notre plus grand bonheur.

Les Machins ont alors commencé à être remis… et surtout découverts ! Car plus que de savoir qui est récompensé, il s’agit de s’amuser de et autour du cinéma belge grâce à la création de catégories loufoques qui tournent tout en dérision puisque « qui aime bien, charrie bien » : et diable, l’équipe des Machins aiment le cinéma belge !

Citons le Machin Ostie Tabernak (ou prix de la distribution québécoise) où concourraient HOMME MORT PARLANT, PETITE GLOIRE, UNE NOUVELLE VIEILLE HISTOIRE et MAISON MOBILE, celui du plus grand réalisateur belge où la responsable production de la RTBF, Arlette Zylberberg qui n’est guère grande, devait départager Matthieu Donck, Bernard Halut et Vincent Lannoo qui de sa perspective paraissent mesurer plus de deux mètres, ou encore le Machin Fils de Pub (ou la com’ improbable) – ou comment promouvoir votre film avec des pots de miel ou des bols de soupe, là où d’autres avaient opté pour des sacs de pain.

Si au final les catégories tout comme les lauréats importent peu – puisque c’est l’idée même de la fête qui l’emporte –, les deux prix annoncés à l’avance à savoir le Machin de la NVA (ou comment alimenter le mythe du chômeur wallon) et le Love Machin se sont tout de même avérés délectables ! Surtout le dernier puisqu’ il s’agissait de célébrer l’amour au regard du « trouple » : et aux Machins, ils sont tellement ouverts que c’est un quatuor – pourtant en lice pour les Machins 2013 puisque l’équipe sélectionne les potentiels concurrents sur base du coffret des Magritte – qui a remporté le prix (TANGO LIBRE de Frédéric Fonteyne). Et puis les Machins ont aussi remis un non-machin, ils ont fait profité le public d’un intermède savoureux avec la bande-annonce en version doublée en allemand d’AU CUL DU LOUP ou ont encore proposé à tous les quidams de devenir membre de la toute nouvelle académie des Machins – qui ne leur donne aucun privilège si ce n’est celui d’épingler fièrement le badge des Machins.

Et puis, au final et comme annoncé, les Machins, c’était surtout un truc pour faire la fête : alors le bar a été envahi, la piste de danse investie et le personnel de la Tentation a du finir par foutre les gens dehors. Un véritable succès !

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