Le Grand Soir

On 22/05/2012 by Nicolas Gilson

Avec LE GRAND SOIR, Benoît Delépine et Gustave Kervern s’attaquent à la société de consommation. Si leur univers est reconnaissable, la maigreur tant de leur scénario que de leur propos et l’absence de réelle maîtrise esthétique rendent leur film franchement pénible. Peut-être s’en amusent-ils, pas nous.

A nouveau les réalisateurs mettent en scène des petites gens. Deux frères sont les protagonistes principaux du GRAND SOIR : le premier, Not, est un « punk à chien », le second est un vendeur de matelas qui, fatigué par sa petite vie bien creuse, pète un câble. Accompagnant ces deux comparses tout au long de leur pérégrinations, une série de rôles secondaires, accessoires et caricaturaux, font sourire ou amusent le temps de séquences absconses.

Le film manque cruellement de rythme. Les entrelacs entre la fiction et une certaine réalité fatiguent tant les réalisateurs ne se renouvellent pas et semblent ne pas parvenir à nourrir leur cinéma de film en film. Si Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel performent plus qu’ils ne jouent, cela ne suffit guère à nous emporter dans une aventure qui s’avère bien tortueuse pour pas grand chose.

Heureusement la musique de Brigitte Fontaine – également au générique – ponctue le film de-ci, de-là et en constitue le seul élément abouti.

LE GRAND SOIR

Réalisation : Benoît Delépine et Gustave Kervern
France – 2011 – 92 min
Distribution : O’Brother
Comédie

Cannes 2012 – Un Certain Regard

Comments are closed.