Le dernier diamant

On 28/04/2014 by Nicolas Gilson

Retrouvant Yvan Attal après l’avoir dirigé dans LE SERPENT, Eric Barbier signe avec LE DERNIER DIAMAND un film sans grande saveur à la frontière entre crime et romance.

le dernier diamant

En liberté surveillée, Simon (Yvan Attal) accepte de participer au vol d’une pierre précieuse, le « Florentin », lors de sa vente aux enchères. Le plan lui demande d’approcher Julia (Bérénice Béjo), responsable du diamant qui détient l’une des clés nécessaire à l’opération. L’homme est bientôt sous le charme…

Alors que l’ouverture du film esquisse une comédie, la prime tonalité fait place à celle d’un thriller qui flaire le policier dépassé avant de tendre à une gentille romance. S’agit-il alors pour le réalisateur de jongler avec les genres qu’il s’éparpille inexorablement en offrant toutefois un divertissement efficace bien que trop artificiel.

La mise en place des enjeux et des protagonistes esquisse-t-elle la logique d’un film de genre que l’approche se veut hyper didactique et démonstrative. Nombreuses sont les ellipses qui servent dynamiser l’ensemble ce qui est toutefois handicapé par la touche de sentimentalisme qui entoure l’introduction proprement pathétique du personnage de Julia. La faille du cambriolage s’impose alors, déjà, sans détour et sans surprise…

Le scénario qui tend à la pure efficacité s’avère rempli de clichés. Cela importe peu tant que la démonstration tient la route mais le réalisateur ne parvient pas à trouver de réel équilibre entre film de genre et romance. D’autant plus que certaines séquences sont franchement ridicules. Entre le ton récitatif de Bérénice Béjo et la participation épisodique d’Annie Cordy, le film vire ponctuellement à la pure comédie – une impression qui atteint son paroxysme lorsque la bourgeoise et distinguée Julia découvre ce qu’est une mitraillette, chez Antoine, à Anvers ou qu’elle se retrouve déguisée et maquillée.

La mise en scène qui semble se moduler en fonction des genres (entre thriller, romance et questionnement existentiel) est tout à la fois balourde et efficace. S’il ne parvient guère à transcender l’émoi de sa protagoniste au-delà du simiesque, Eric Barbier réussit à flouer ponctuellement le spectateur surpris par certains rebondissements. Malheureusement l’absence de finesse de certaines séquences est telle que l’ensemble fonctionnement bancalement tat nombreux sont les éléments prévisibles au point d’en devenir risibles.

le dernier diamant - affiche

LE DERNIER DIAMANT
•/♥
Réalisation : Eric Barbier
France – 2014 – 108 min
Distribution : Alternative
Comédie dramatique

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master

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