La Tête la Première

On 23/05/2012 by Nicolas Gilson

Du premier film d’Amélie van Elmbt émane une intense spontanéité, joyeuse et irradiante ! Une sensation qui est à la fois véhiculée par les protagonistes du film, Zoé et Adrien, et par les dynamiques combinées de cadrage et de montage.

La Tête la Première

« Je ne suis pas à prendre comme tu me regardes »

S’il est indéniable que la photographie du film manque de cohérence et que le scénario souffre de cruelles longueurs, LA TETE LA PREMIERE séduit par sa fraîcheur. L’impulsion réunit deux protagonistes dans un jeu pluriel de séduction et de mise à nu qui les emporte dans une rencontre foncièrement humaine. Adrien est intrigué par Zoé et décide de la suivre sans savoir où elle va ni qui elle est. Et c’est justement ce qu’il cherche à savoir.

L’interaction entre les deux protagonistes prévaut. Leurs échanges dialogiques sont plein de sens et témoignent d’un humour vivifiant. Plus encore ils questionnent les normes. Zoé est volontairement trouble quant à son identitaire et ses désirs tant sexuels qu’amoureux – elle pense ne pouvoir aimer que par compassion. Ce qui excite la curiosité d’Adrien et attise son désir naissant. Ils font route ensemble, se suivent, se fuient, se quittent et se retrouvent, ils se découvrent aussi et surtout à mesure qu’ils atteignent la destination décidée par Zoé où habite l’écrivain pour qui elle éprouve une folle passion.

Dans les rôle de Zoé et Adrien, Alice de Lencquesaing et David Murgia sont sublimes. D’une étonnante justesse, ils donnent aux mots et à leurs interactions la sensation d’un naturel déconcertant.

Réalisation : Amélie van Elmbt
♥(♥)
Belgique – 2012 – 72 min
Distribution : Imagine Film
Comédie Dramatique

Cannes 2012 – ACID


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