La Folie Almayer

On 28/02/2012 by Nicolas Gilson

Nombreux sont les films de Chantal Akerman qui sont autant d’expériences et LA FOLIE ALMAYER en fait partie. Toutefois malgré la prodigieuse approche esthétique, la réalisatrice ne parvient pas ici à rendre intelligibles ni ses intentions, ni le récit qu’elle adapte et met en scène.

Mère d’un cinéma qui se savoure et qui ne se consomme pas, Chatal Akerman témoigne une nouvelle fois avec LA FOLIE ALMAYER d’une maîtrise cinématographique exemplaire. La photographie du film, où l’eau et l’or se confondent, est sublime, tout comme l’emploi en leitmotiv de la musique. L’approche esthétique du film en est l’intérêt.

Celui-ci s’ouvre sur la découverte de Nina qui, suite au meurtre, devant ses yeux, sur scène, du chanteur aux côtés de qui elle dansait, se met à chanter. Une troublante frontalité où l’émotion est palpable. Ce plan d’ouverture met en place un style qui va dicter la logique esthétique du film, faite de séquentialité, de frontalité et d’apparente fixité.

La réalisatrice nous emporte alors « avant ailleurs » et dessine la réalité qui a donné vie à la folie d’un homme, le père de Nina. Une réalité dont la force est avant tout atmosphérique et sensitive. Pourtant s’ils sont habilement mis en place, l’espace et l’ambiance sont sans cesse subordonnés à une narration vaporeuse construite d’évocations en récitation qui s’avère insaisissable.

LA FOLIE ALMAYER
♥♥
Réalisation : Chantal AKERMAN
Belgique / France – 2011 – 127 min
Drame

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