Hanezu No Tsuki

On 19/05/2011 by Nicolas Gilson

Naomi Kawase met en scène une histoire d’amour triangulaire. Une femme, un mari et un amant en tiennent les rôle principaux. Ils illustrent une légende contant l’amour unissant et déchirant des montagnes, une légende dépassant l’ancrage temporel et rendant universelle la situation mise en scène.

L’approche est à la fois réaliste et poétique. La réalisatrice est au plus proche de ses protagonistes, filmant des bribes de leur quotidiens et installant une logique de ritualisation autour des repas et des échanges sociaux – toutefois limités, les dialogues n’en étant pas vraiment. Elle loue l’amour au regard de celui unissant les hirondelles, un amour fidèle jusqu’à la mort. Elle crée ainsi un contraste entre les relations. A chaque homme son oiseau : l’un en cage et solitaire, l’autre libre de poser son nid et de vivre dans la fusion… Les « images » sont nombreuses et manquent de finesse (lorsque le trouble s’exprime par la tempête).

Toutefois aucune sensibilité, aucune sensation n’est perceptible. Les personnages avancent comme des marionnettes sans que leur trouble ne soit communicatif. Kawase, malgré une caméra mobile et souvent très proche de ses protagonistes, met en place une indépassable distanciation qui ruine le film.

HANEZU

Réalisation : Naomi KAWASE
Japon – 2011 – 90 min
Distribution : /
Drame
Cannes 2011 – Sélection Officielle en Compétition

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