Gracieuse Ouverture

On 15/05/2014 by Nicolas Gilson

La première journée du festival est sans consteste la moins chargée. Pourtant alors que GRACE OF MONACO, le film d’ouverture, est reçu sous les huées de la presse, le Palais s’agite. La pression monte sur les photographes à mesure qu’arrive l’heure du premier photocall. Et tandis que les flashs crépitent, les festivaliers se pressent autour du cordon de sécurité protégeant les quelques mètres que foulera bientôt Nicole Kidman.

Nicole-Kidman-Grace-de-Monaco-Olivier-Dahan

Journalistes et cameramen espèrent des images ou, qui sait, quelques mots spontanés de l’actrice qui incarne à l’écran Grace Kelly. L’agitation des uns fait place à l’amusement des autres – et l’attente se fait sentir. Combien d’autographes signera-t-elle et s’arrêtera-t-elle seulement ? Les paris sont faits. Et perdus ! Nicole Kidman a pris un bain de foule, se contentant d’un sourire figé serti tout de même d’un regard scintillant, avant de répondre sans surprise à des questions sans saveurs… Oh étonnement, incarner une actrice l’a renvoyée à sa propre position d’actrice ; oh révélation, lire le scénario où Grace Kelly lisait celui de MARNIE et lire le scénario de MARNIE l’a conduite à s’imaginer jouer le rôle…

Le photocall laisse place à un autre, la conférence de presse aussi. GRACE OF MONACO sera à l’honneur le soir. Dans l’agitation, il est déjà oublié – mais n’est-ce pas plus mal. Place au jury dont la décontraction séduit. Ni strass ni paillettes, seule Carole Bouquet se risque à la légèreté d’une robe colorée et décolletée. Sofia Coppola joue éternellement la femme enfant tandis que Jane Campion arbore un petit perfecto. L’ambiance est bon-enfant.

Timbuktu - Sissako

Alors que les répétitions semblent prendre place – on a tout de même aperçu Lambert Wilson à l’entrée des artistes – le Palais se prépare aux festivités et réjouissances. Les plantes servent bientôt de barrières élégantes permettant de fermer le couloir tracé par le tapis rouge qui dessine, depuis la sortie du Grand Théâtre Lumière et jusqu’au Salon des Ambassadeurs, un sentier de la gloire.

Mais à l’heure où le maître de cérémonie annonce l’ouverture de la 67 ème édition du festival et entame quelques pas de danse avec Nicole Kidman, TIMBUKTU est projeté à la presse. Et face au film d’Olivier Dahan, qu’importe un sentiment de déception, la place est offerte au cinéma !

© Metronews

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