Gold

On 10/02/2013 by Nicolas Gilson

Thomas Arslan s’intéresse aux aventures d’un groupe de pionniers allemands qui, à la fin du 19 ème siècle, remonte le Canada à la recherche d’or. Ce faisant, il réalise un film convenu et superficiel qui n’est guère brillant puisque seuls les paysages valent peut-être le détour.

« C’est un voyage terrible. Un voyage terrible. »

Emily Meyer (exécrable Nina Hoss) débarque à Ashcroft où elle rejoint un groupe de colons allemands, comme elle, afin de se diriger avec eux vers Dawson à la quête d’or. Ils ont répondu à l’annonce d’un dénommé Wilhelm Laser à qui ils confient chacun une somme d’argent considérable afin de pouvoir prendre part à l’expédition. A gros traits Thomas Arslan esquisse les grandes lignes d’un périple qui n’a rien d’une expédition qu’il complexifie avec la rapide apparition, très peu et très mal développée, d’une intrigue parallèle. Ses personnages sont autant d’archétypes et n’existent qu’au travers de scènes et de dialogue démonstratifs et appuyés.

Déjà le pré-générique laisse, en une séquence, présager le pire. Si la mise en scène est affreusement artificielle et les intentions toutes monstratives, l’action est une plate contextualisation qui s’avère ridicule tant elle n’apporte rien.

La scène d’ouverture du film (qui permet au spectateur de découvrir Nina Hoss dans un parfait accoutrement de pionnier encore toute citadine) présente les mêmes défauts : Thomas Arslan compose sans la moindre finesse et jongle avec les artifices si bien que GOLD semble en tout point emprunté. L’écriture et l’approche esthétique s’épousent parfaitement.

La mise en scène est palpable tout comme l’ensemble des effets sonores (pour souligner la nuit, un oiseau hulule – une fois – ; pour signifier le jour, ils sont nombreux à gazouiller : bravo !). D’entrée de jeu un encadrement musical s’impose sans pour autant faire sens. Une composition cacophonique de cordes électriques (complétées ensuite par un tambourin) n’exprime ainsi rien avant de tendre à diverses modulations allant du conditionnement à des effets de ponctuation – merveilleux corolaire sonore du fondu au noir – ou de pur enrobage.

GOLD

Réalisation : Thomas Arslan
Allemagne – 2013 – 113 min
Distribution : /
Ventes internationales : Match Factory

Berlinale 2013 – Compétition Officielle

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