François Damiens : Entrevue

On 06/11/2012 by Nicolas Gilson

François Damiens était présent à Namur pour y présenter TANGO LIBRE dans lequel il tien le rôle de JC, un gardien de prison au quotidien balisé qui s’en échappe en prenant de cours de tango. Rencontre autour du personnage, le temps d’une cigarette.


Une des motivations à l’origine de TANGO LIBRE était le désir de Frédéric Fonteyne de travailler avec vous. Comment l’avez-vous rencontré ? - Ça s’est passé très simplement. Il a eu mon numéro de téléphone par Patrick Quinet (producteur du film). Je connaissais sa femme (Anne Paulicevich) que j’avais rencontré sur un film de Jacques Doillon. Ça s’est fait très simplement. Il m’a appelé et il m’a proposé son rôle. J’ai lu le scénario et puis on s’est rencontrés. Deux ans se sont alors écoulés et on s’est vus quelques fois pour en parler. J’avais une totale confiance en lui, de par ce qu’il avait déjà fait et par la façon dont il me parlait du film et du rôle. J’ai eu envie de participer à son projet.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le personnage ? - C’est un homme comme tout le monde. C’est quelque chose que j’aime bien. Il est dans la normalité et puis, à côté de cela, sans le vouloir, il rencontre une femme et, ce qu’il y a de plus puissant au monde, l’amour. Et quand on sait qu’il n’a jamais connu ça, ça devient ultra violent. Et j’aime bien le contraste qui consister à amener une telle violence dans une telle normalité.

Le personnage transcende une dimension tragi-comique, notamment dans son rapport au corps. Comment avez-vous appréhendé cela ? – J’aime jouer avec mon corps. Avec une simple petite cambrure, on passe pour un « innocent ». J’aime bien jouer avec le côté innocent du personnage, un peu pataud et, à côté de ça, très vrai aussi. On a tous un côté pataud en soi. On a tous l’air ridicule à un certain moment. Dans une journée il y a toujours un moment où on a l’air un peu con. (Et vous, c’est maintenant.)

Il y a des moments où JC semble ne pas savoir où se placer. - Il a un vrai rôle de point de vue dans le film. On voit souvent le film à travers les yeux de JC. Et comme j’aime bien le phénomène d’identification, c’était aussi un argument qui faisait que j’avais envie de faire ce film. Je pense que pour pouvoir entrer dans un film, il faut pouvoir s’identifier un minimum. Quand quelqu’un regarde James Bond, il se prend pour James Bond, il n’y a rien à faire. Il n’y a pas un enfant qui a lu un Tintin sans se prendre pour Tintin.

En quoi vous vous reconnaissiez dans JC ? - C’est son côté « normal ». Il a un petit boulot normal, avec une petite maison normale, une petite voiture normale… Et normalement il ne devrait rien lui arriver et voilà qu’il tombe sur l’amour.

Le tango est un élément central du film. Vous avez dû l’apprendre ? - Oui. J’ai fait de stages. Apriori ce n’est pas du tout mon élément mais j’ai découvert, comme pour tout, quand on s’intéresse à quelque chose, on n’a que le bien du mal qu’on se donne. À un moment je me suis surpris à aimer danser le tango. Au début, c’est pas marrant… Je suis loin d’être un danseur de tango mais rien qu’avec le peu que j’avais appris, il y avait moyen de s’amuser un peu.

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