#FIFF2015 : 7 nouveaux titres dévoilés !

On 21/08/2015 by Nicolas Gilson

Vitrine des cinématographies de la Francophonie, le Festival International du Film Francophone (FIFF) de Namur célèbrera sa 30ème édition du 2 au 9/10/2015. Après avoir annoncé que le premier long-métrage d’Antoine Cuypers, PREJUDICE, ouvrira l’événement, les organisateurs lèvent un peu plus le voile sur la programmation en annonçant autre 7 films sélectionnés. De la Roumanie (AFERIM !) au Maroc (MUCH LOVED, sensationnel), du Burkina Faso (L’OEIL DU CYCLONE) en Suisse (LA VANITE), de France (NI LE CIEL NI LA TERRE) au Québec (PAUL A QUEBEC), le FIFF propose un voyage plus vaste encore que celui de la « nomade » Chantal Akerman (I DON’T BELONG ANYWHERE)…FIFF Pastille 30 ans

AFERIM ! de Radu Jude (Roumanie/Bulgarie/Rép.Tchèque)

1835. Un policier et son fils parcourent la campagne roumaine à la recherche d’un esclave gitan accusé d’avoir séduit la femme du seigneur local. Tel un shérif d’opérette chevauchant dans les Balkans sauvages, le fonctionnaire zélé ne perd pas une occasion d’apprendre à son rejeton le sens de la vie. A grands coups d’insultes grivoises, proverbes ridicules, morale bigote, humiliations gratuites, menaces et autres noms d’oiseaux, Costandin affiche son mépris des femmes, enfants, vieillards, paysans, juifs, turcs, russes et surtout, surtout, des gitans.

Le réalisateur roumain marque son grand retour à Namur après CEA MAI FERICITA DIN LUM (La fille la plus heureuse du monde) présenté au FIFF en 2009 et TOATA LUMEA DIN FAMILIA NOASTRA (Everybody In Our Family) Bayard d’Or du Meilleur Film et Bayard d’Or du Meilleur Acteur en 2012. Son troisième-long métrage de fiction, AFERIM ! a reçu l’Ours d’argent du meilleur réalisateur cette année à Berlin (ex-aequo avec Malgoska Szumowska pour BODY). Le film est produit par une autre grande habituée du FIFF et membre du jury en 2014, Ada Solomon (Hi Film – Roumanie).

I DON’T BELONG ANYWHERE – Le Cinéma de Chantal Akerman, de Marianne Lambert (Belgique)

I DON’T BELONG ANYWHERE

Ce cinquième titre de la « Collection Cinéastes d’aujourd’hui » évoque quelques-uns des 40 films, dont le très emblématique JEANNE DIELMAN, de cette cinéaste majeure qu’est Chantal Akerman. De Bruxelles à Paris, de New-York à Tel-Aviv, cinéaste nomade et expérimentale, elle nous fait partager son parcours cinématographique qui n’a cessé de questionner le sens de son existence au risque de chercher son public ou de s’y confronter. Avec sa monteuse, Claire Atherton, elle précise les origines de son langage et de ses partis-pris esthétiques. Un cinéma encore vivant tant il a influencé nombre d’artistes, comme en témoigne le réalisateur américain Gus van Sant.

Après une longue expérience en tant que régisseuse générale et directrice de production, Marianne Lambert s’attèle avec I DON’T BELONG ANYWHERE à la réalisation de son premier documentaire. Le scénario est co-signé Luc Jabon et Marianne Lambert, tandis que la direction photo a été confiée à Rémon Fromont et la musique est de Casimir Liberski.

MUCH LOVED de Nabil Ayouch (Maroc/France)

Marrakech, aujourd’hui. Noha, Randa, Soukaina et Hlima vivent d’amours tarifées. Ce sont des prostituées, des objets de désir. Vivantes et complices, dignes et émancipées, elles surmontent au quotidien la violence d’une société qui les utilise tout en les condamnant.

Vivant et travaillant à Casablanca, Nabil Ayouch filme avec verve la réalité de son pays. Ses films ont parcouru les plus grands festivals internationaux. ALI ZAOUA a valu aux acteurs le Bayard d’Or du Meilleur Comédien en 2000. Nabil Ayouch revient au FIFF en 2002 avec UNE MINUTE DE SOLEIL EN MOINS, en 2011 avec MY LAND et en 2012 avec LES CHEVAUX DE DIEU (Prix Spécial du Jury et Prix du Jury Junior). Evénement de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, MUCH LOVED est son septième long-métrage. Le film est brillamment interprété par Loubna Abidar, Asmaa Lazrak, Halima Karaouane, Sara Elmhamdi Elalaoui et Abdellah Didane.

NI LE CIEL NI LA TERRE de Clément Cogitore (France/Belgique)

Afghanistan 2014. A l’approche du retrait des troupes, le capitaine Antarès Bonassieu et sa section sont affectés à une mission de contrôle et de surveillance dans une vallée reculée du Wakhan, frontalière du Pakistan. Malgré la détermination d’Antarès et de ses hommes, le contrôle de ce secteur supposé calme va progressivement leur échapper. Une nuit, des soldats se mettent à disparaître mystérieusement dans la vallée.

Auteur de plusieurs courts et moyen-métrages, Clément Cogitore signe ici son premier long. Après des études au Fresnoy, le cinéaste français développe une pratique artistique à la croisée du cinéma et de l’art contemporain, mêlant films, vidéos, photographies et installations. Présenté en compétition à la Semaine de la Critique à Cannes, NI LE CIEL NI LA TERRE est interprété par Jérémie Rénier, Kévin Azaïs, Swann Arlaud, Marc Robert, Finnegan Oldfield, Clément Bresson et Sâm Mirhosseini. Le scénario est co-signé par Thomas Bidegain.

L’ŒIL DU CYCLONE de Sékou Traoré (Burkina Faso/Cameroun/France)

Dans un pays d’Afrique en proie à la guerre civile, une jeune avocate est commise d’office à la défense d’un rebelle accusé de crimes de guerre. A travers la partie d’échecs qui s’engage entre l’avocate idéaliste et l’ex-enfant soldat, deux visages de l’Afrique contemporaine vont s’affronter.

En 2001, Sékou Traoré présentait au FIFF le long-métrage de Dani Kouaté, SIA, LE REVE DU PYTHON, qu’il avait produit. Deux ans plus tard, il revient en tant que réalisateur avec le court-métrageLE MIL PROMIS avant de participer au Jury documentaire en 2005. Adapté de la pièce de théâtre éponyme par Luis Marquès, L’OEIL DU CYCLONE a remporté sept prix lors du Fespaco à Ouagadougou, dont l’Etalon de Bronze, le Meilleur Premier Long Métrage, le Meilleur Acteur et la Meilleure Actrice.

PAUL A QUEBEC de François Bouvier (Québec)

PAUL A QUEBEC c’est la vie tout simplement, dans ce qu’elle a de plus heureux et de plus difficile à surmonter. Avec Paul et sa belle-famille, nous sommes témoins de la vie familiale des Beaulieu, on assiste au déclin inéluctable de Roland, le patriarche de la famille, mais aussi à une transformation intérieure de Paul, touché par cet événement. Paul à Québec est un hymne à la vie qui nous rappelle, entre autres, la beauté de ces petits moments où, malgré les adieux, la vie semble nous faire signe pour nous rappeler l’importance d’en savourer tous les instants.

PAUL A QUEBEC est l’adaptation cinématographique de la bande dessinée éponyme de Michel Rabagliati qui a par ailleurs co-écrit le scénario avec le réalisateur François Bouvier. Fidèle ami du FIFF, ce dernier a reçu le Prix Spécial du Jury et offert à son acteur le Bayard d’Or du Meilleur Comédien pour LES MATINS INFIDELES en 1989. Il a ensuite participé au Jury Officiel en 1990. Il présentera à Namur LES POTS CASSES en 1993 (Bayard d’Or du Meilleur Film) et HISTOIRES D’HIVER en 1999. PAUL A QUEBEC est interprété par François Létourneau et Gilbert Sicotte, entourés de Julie Le Breton, Louise Portal, Brigitte Lafleur, Myriam Leblanc, Patrice Robitaille, Mathieu Quesnel et Shanti Corbeil-Gauvreau.

LA VANITE de Lionel Baier (Suisse/France)

David Miller veut en finir avec sa vie. Ce vieil architecte malade met toutes les chances de son côté en ayant recours à une association d’aide au suicide. Mais Espe, l’accompagnatrice, ne semble pas très au fait de la procédure alors que Miller tente par tous les moyens de convaincre Tréplev, le prostitué russe de la chambre d’à côté, d’être le témoin de son dernier souffle, comme la loi l’exige en Suisse. Le temps d’une nuit, tous trois vont découvrir que le goût des autres et peut-être même l’amour sont des sentiments drôlement tenaces.

Lionel Baier a présenté au FIFF ses documentaires CELUI AU PASTEUR (MA VISION PERSONNELLE DES CHOSES) en 2000 et LA PARADE (NOTRE HISTOIRE) en 2002. L’année suivante, il participe au Jury Officiel documentaire puis revient en 2008 comme Expert au Forum de Namur. Le cinéaste suisse s’est ensuite tourné vers la fiction. Son quatrième long-métrage, LES GRANDES ONDES (A L’OUEST) était présenté à Namur en 2013. Sélectionné à l’ACID à Cannes et projeté sur la Piazza Grande à Locarno, LA VANITE est interprété par Patrick Lapp, Carmen Maura et Ivan Georgiev.

FIFF 2015

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