Extra-quoi ?

On 24/05/2013 by Nicolas Gilson

A Cannes aussi jouer avec la perruque un peu trop artificielle d’une travelotte semble malvenu. Pourtant le but était simple : masquer la calvitie d’un hongrois ou d’un ukrainien. Il faut croire que le naturel se doit d’être respecté.

Michael Kohlhaas - Arnaud des Pallières

Avant de finir la soirée – ou la nuit – à la baronne (on n’invente rien), la journée a été composée gentiment. Réveil tardif – c’est à dire 9h à la place de 7 – afin d’entamer la rédaction de la critique de LA VIE D’ADELE pour ensuite enchainer sur la projection de NEBRASKA d’Alexander Payne. D’un coup la fin du festival se ressent : habile film de clôture que celui-ci qui cependant concoure étonnement en compétition. Un gentil film plein de bons sentiments. Gageons qu’il trouvera son public (ce qui tombe bien car la nouvelle du jour est qu’il sortira en Belgique).

Du noir et blanc nous passons à la couleur pour découvrir Mads Mikkelsen dans un film français réalisé par Arnaud Des Pallières. Si l’épopée ne convainc guère, l’acteur s’impose comme magistral – à croire que s’il jonglait avec des bananes il le ferait avec acuité et une expressivité transcendante ! Bref : le films du jours, en compétition, déçoivent. C’est que la rencontre avec Adèle demeure présente à l’esprit.

Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux ont ce matin rencontré la presse en compagnie du réalisateur Abdellatif Kechiche avant de monter les marches peu avant 22h. Sublimes dans LA VIDE D’ADELE les deux jeunes femmes semblent s’imposer comme les palmables de cette édition à l’instar du film qui fait l’unanimité !

Diner entre amis et proposition de se rendre à la soirée de clôture de la Semaine de la critique – car oui, le festival tend à sa fin. Direction la plage officielle du festival où le dj semble rendre hommage aux films présentés sur la croisette en en passant les BO. Etranges cocktails, un gars plus petit que moi – ce qui me mets de bonne humeur -, des robes portées sans élégances et voilà que, déjà, la plage ferme.

Alors que le silhouette de mon lit se dessine, je tombe sur l’organisateur de la Queer Palm qui m’embarque dans la boîte gay – un peu la seule en fait – où je n’ai pas encore mis les pieds. Tandis que le show de travestis prend place, je retrouve quelques uns des membres du jury de la Queer Palm. Je me risque à toucher la perruque d’une show girl au body lumineux et cours alors celui de perdre la vie. Il y a des choses qui ne se font pas. L’inconnu du lac est présent, enfin pas lui, l’autre. La fumée plus que la raison rappelle ce réveil qui bientôt retentira. Demain rendez-vous est fixé avec Marion Cotillard à 8h30. Il faut se dire « James Gray » et l’oublier, elle, sinon jamais on ne se lèvera.

La vie d'Adèle - Abdellatif Kechiche

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