Critique : Vaiana

On 29/11/2016 by Nicolas Gilson

Les pères d’Aladin et d’Ariel ont donné vie à une petite nouvelle. Son nom est Vaiana et ils ne sont pas peu fiers d’avoir transformé son univers légendaires en palais du bling-bling. Preuve, si nécessaire, que Disney a réussi le pari de s’inscrire dans son époque. Recyclant les bonnes vieilles idées mères de Polochon, Abou ou encore Lago, les deux papas co-réalisateurs (aidés par deux autres « co-co ») donnent vie à un adorable coq dont l’intelligence rivalise avec celle de leur scénario. Tiraillés entre le kitch ou mauvais goût qui composent en patchwork le programme de VAIANA, nous sommes heureux que la quête de l’héroïne ne soit autre qu’elle-même. Une héroïne bien plus moderne que la sauce à laquelle elle nous est servie – qu’importe les nombreux effets.

Vaiana

Très libement inspiré des légendes polynésiennes, le 56ème « classique d’animation » des Studios Disney met en scène la jeune Vaiana qui, choisie par les flots, tente de rétablir l’équilibre entre la Nature et les siens. Fille du chef d’une tribu vivant en autharcie sur une île, la jeune femme est destinée à guider les siens. Inspirée par sa grand-mère – considérée par d’aucuns comme folle – elle décide de traverser l’océan afin de trouver la nourriture destinée à leur survie. Voguant à la rencontre de Maui, le demi-dieu légendaire responsable de leur galère, elle entreprend sans s’en rendre compte un périple qui la conduira à son propre épanouissement.

L’ouverture du film nous confronte à la légende de Maui qui, contée par la grand-mère de Vaiana, effraie tous les enfants sauf l’intrépide petite fille. Curieuse et espiègle, celle-ci témoigne rapidement de son caractère exceptionnel avant que la réalité de la vie sur l’île ne se dessine peu à peu au fil de séquences permettant au temps de s’évaporer et à l’enfant de faire place à une jeune femme alerte. Au rythme de la musique et d’une certaine allégresse, défilent les informations nécessaires à la mise en place de la grande aventure à laquelle Ron Clements et John Musker prétendent nous convier. Il s’agit alors de se vider le cerveau et de se laisser éblouir par leurs idées farfelues. Ou pas.

A nous d’apprécier la légéreté du traitement, la pluralité des effets dont la juxtaposition fait mal aux yeux, les parenthèses proposant une nouvelle structuration du récit, les personnages secondaires nous demandant de nous émanciper de toute logique… comme l’utilisation so hype des tatouages polynésiens vidés de leur sens. Mais au fil d’une pleine surenchère, nous pouvons nous réjouir du constat que Vaiana se révèle indépendante.

VAIANA
Vaiana, la légende du bout du monde

Réalisation : Ron Clements & John Musker
USA – 2016 – 113 min
Animation

Vaiana - affichevaiana_critique

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