Critique : Fantastic Beasts and Where to Find Them

On 15/11/2016 by Nicolas Gilson

En 2001, J.K. Rowling publiait le manuel cher aux élèves de Poudlard, « Les animaux fantastiques » (Fantastic Beasts and Where to Catch Them) dont l’auteur présumé est Norbert Dragonneau (ou Newton Scamander dans la version originale). Ce recueil de textes lui sert de terreau à une adaptation dont elle signe elle-même le scénario et dont la réalisation est confiée à David Yates (le réalisateur qui reprit en main la franchise Potter). Si FANTASTIC BEASTS AND WHERE TO FIND THEM n’est pas un prequel des aventures du sorcier, il s’impose comme celui du spin-off dont on nous promet déjà cinq épisodes. Servi par un casting impressionnant (Eddie Redmayne emportant le casting), le premier est louable, sans révolutionner ni le monde du cinéma ni celui de la magie…

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Débarquant à New-York en 1926 muni d’une valise moins ordinaire qu’elle ne paraît, Norbert Dragonneau (aka Newton Scamander) est d’entrée de jeu confronté à l’émulation d’une ville dominée par la finance. Repéré par Porpentina Goldstein, qui l’arrête pour ne pas avoir oublietté un Moldus, le sorcier qui se révèle magizoologiste découvre que ses semblables américains redoutent démesurément d’être découverts de ceux qu’ils nomment les Non-Maj’. Tandis qu’une force maléfique rode, certains animaux s’échappent de sa valise…

Nous rendant complice de Norbert Dragonneau alors qu’il est sur le navire l’emmenant aux Amériques, l’ouverture du film esquisse plusieurs pistes narratives et autant de personnages. Quelque peu démonstrative, la mise en place n’en est pas moins efficace tant elle attise notre curiosité entre le contenu de la valise du sorcier, un événement surnaturel qui frappe la ville et le comportement de quelques protagonistes dont on ne peut que supposer l’importance – ils sont tout de même interprétés par Colin Farrell et Ezra Miller.

Les animaux fantastiques

Si l’approche fait fi de toute psychologie, FANTASTIC BEASTS AND HOW TO CATCH THEM s’impose comme un véritable film d’aventure non dépourvu d’humour. Les personnages sont-ils croqués à gros traits que nous leur accordons toute notre sympathie – ou antipathie. J.K. Rowling est une véritable conteuse, aussi si nous acceptons de nous laisser prendre eu jeu, le film se laisse apprécier comme une attraction de fête foraine. Un plaisir régressif nourri d’animaux fantastiques , d’effets et de trouvailles rappelant la magie des Disney que d’aucuns considèrent aujourd’hui trop datés (à commencer par l’entreprise-même).

Certes trop enrobé musicalement, l’ensemble se laisse regarder (en 2D) en nous ravissant ponctuellement – si les effets spéciaux sont de qualité inégale, la véritable magie du film est de réveiller l’imaginaire. Moins cousu de fil blanc qu’il n’y parait, le récit est certes manichéen et – ce qui est regrettable – fatalement inégalitaire, même si le pantalon est déjà porté par celle dont la jupe trahira l’état amoureux…

FANTASTIC BEASTS AND HOW TO CATCH THEM
Les animaux fantastiques
♥♥
Réalisation : David Yates
Royeume-Uni / USA – 2016 – 132 min
Distribution : Warner Bros Belgium
Aventure / Fantastique

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