Cinematek : Cycle Bertrand Bonello

On 24/02/2017 by Nicolas Gilson

Du 2 au 19/03, la Cinematek consacre un cycle rétrospectif au cinéaste français Bertrand Bonello. En sept longs métrages, le réalisateur, qui compose ses propres musiques de film, ne craint pas d’être à contre-courant et a imposé un style comme en témoigne une filmographie passionnante. Ses films posent des questions dérangeantes et invitent le spectateur à remettre en question ses certitudes. Ils prennent également le pouls de l’esprit du temps. Bertrand Bonello sera présent à Bruxelles pour une rencontre avec le public le 18/03 suivie de la projection de NOCTURAMA.

Bertrand Bonello - interview

Habitué à la controverse, Bertrand Bonello est propulsé sur le devant de la scène avec son deuxième long-métrage, LE PORNOGRAPHE, présenté à la Semaine de la Critique en 2001. Lauréat du prix FIPRESCI, le film fit scandale cause des scènes de sexe non simulé. Sur base de ce film, Bonello fut rangé dans la mouvance de la « New French Extremity », terme qui caractérise une série de films apparus au début du siècle, et qui ont en commun de s’appuyer sur une violence extrême et/ou des scènes de sexe hardcore. Un signe de l’esprit du temps plus qu’un mouvement cinématographique en soi. D’ailleurs, Bonello ne se laisse pas enfermer dans un style ou un mouvement. Son travail, tant par ses aspects visuels que par la narration ou les thématiques, est bien trop à part et original pour cela. On peut s’en rendre compte dès son premier film, QUELQUE CHOSE D’ORGANIQUE, mais également dans son avant-dernier opus, le très subjectif biopic SAINT LAURENT, portrait d’un génie tourmenté. Dans TIRESIA, il aborde la mythologie grecque à sa façon. Dans le film, le devin qui devient une femme est un transsexuel brésilien. Dans L’APOLLONIDE (Souvenirs de la maison close), il pose un regard sur les rêves et les illusions (perdues) des employées d’un bordel de luxe de la fin du 19e siècle. Peut-être faut-il regarder DE LA GUERRE pour bien comprendre Bonello, le film traitant d’un cinéaste nommé Bertrand, qui finit par se retrouver dans une secte. Dans le travail de Bonello, le court-métrage a autant d’importance que le long. La plupart des cinéastes commencent par quelques essais courts pour ensuite se consacrer définitivement au long-métrage. Ce n’est pas le cas de Bonello. Durant toute sa carrière, il a combiné courts et long-métrages. Parfois relativement classiques, comme WHERE THE BOYS ARE ou THE ADVENTURES OF JAMES AND DAVID, ou avec une approche plus expérimentale comme MY NEW PICTURE, CINDY : THE DOLL IS MINE, ou son tout premier court QUI JE SUIS, d’après un poème autobiographique de Pier Paolo Pasolini.

Nocturama - Laure	VALENTINE - Paris est une fête - Bonello

Programme détaillé

  • 02/03 – 19h00 – Courts métrages de Bertrand Bonello I
    • QUI JE SUIS (1996)
    • THE ADVENTURES OF JAMES AND DAVID (2002)
    • CINDY : THE DOLL IS MINE (2005)
  • 03/03 – 21h00 – QUELQUE CHOSE D’ORGANIQUE (1998)
  • 04/03 – 19h00 – LE PORNOGRAPHE (2001)
  • 06/03 – 19h00 – TIRESIA (2003)
  • 08/03 – 19h00 – DE LA GUERRE (2008)
  • 10/03 – 21h00 – L’APOLLONIDE (Souvenirs de la Maison Close) (2011)
  • 12/03 – 21h00 – INGRID CAVEN : MUSIC AND VOICE (2012)
  • 16/03 – 21h00 - SAINT LAURENT (2014)
  • 18/03 – 19h00 – Longue conversation avec Bertrand Bonello suivie de NOCTURAMA
  • 19/03 – 17h00 – Courts-métrages de Bertrand Bonello II
    • MY NEW PICTURE (2006)
    • WHERE THE BOYS ARE (2010)
    • SARAH WINCHESTER (2016)
    • OU EN ETES-VOUS, BERTRAND BONELLO ? (2014)

Saint Laurent - Bonello

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