Captain America : the First Avenger (3D)

On 16/08/2011 by Nicolas Gilson

Désespérante litanie ou interminable bande-annonce pour un opus contemporain – à venir ! –, CAPTAIN AMERICA : THE FIRST AVENGER n’est que peu séduisant. Manquant de rythme et construit sur une succession d’effets, le film flirte avec l’humour sans jamais l’intégrer. Curieuse mise en abyme de l’artifice fait roi.

CAPTAIN AMERICA ET LE REVE DEVIENT POSSIBLE

Captain America est un personnage empli de symboliques : refusé à l’engagement militaire car trop frêle et donc inapte au combat, Steve Rogers est choisi grâce à sa détermination et à son intelligence (bien que banale) pour recevoir un sérum expérimental qui le transforme en « Super soldat » sauveur de l’humanité – ni plus ni moins – grâce à son courage et à son patriotisme. Lorsque Steve Rogers devient Captain America, tout quidam se reconnait en lui : magnifique démonstration propagandiste.

Si ce caractère propagandiste était conscient à la création du personnage à l’aube des années 40, la magnification dont il est aujourd’hui question est tantôt drôlissime, tantôt inquiétante.

THE FIRST AVENGER met en scène la genèse du personnage et son combat contre l’Hydra, une organisation au service d’Hitler qui s’en émancipe dangereusement en vouant un culte à son dirigeant Red Skull. Presque chapitré, le film se compose de trois parts inégales dont la partie centrale – Captain America en singe dansant, outil de propagande – est délectable.

Hors-mis cette séquence, CAPTAIN AMERICA : THE FIRST AVENGER est englué dans une logique très premier degré et semble faire l’apologie d’un mythe pourtant bien contestable. Mais pour établir un jugement, faut-il craindre ou être curieux de la suite annoncée – puisque le film entier semble n’être que le prétexte à celle-ci – qui se déroule dans une époque contemporaine – probablement fictive ?

Si la machine semble huilée avec une photographie aux accents de sépia, pour mettre en scène, en 3D, le héros au corps magnifié, Joe Johnston recourt à l’animation (3D) et cela se voit à un point tel qu’il n’est pas question de frôler le ridicule mais de s’y engouffrer pleinement – au point de se demander si le travail d’animation a été finalisé. Tout est artificiel, ce y compris le protagoniste créé de toute pièce – pour ne pas dire gauchement fantasmé. Un divertissement à peine divertissant.

CAPTAIN AMERICA : THE FIRST AVENGER (3D)
•/♥
Réalisation : Joe Johnston
USA – 2011 – 123 min
Distribution : UPI
Action / Aventure / Fantastique

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