Cannes 2019 : jour 11

On 25/05/2019 by Nicolas Gilson

Quel bonheur que de terminer cette 71ème édition sur deux films à la tonalité légère ! A la veille de la Clôture du Festival, nous avons été invités à voyager avec Elie Suleiman au grès de la quête improbable du bonheur, mesurant à quel point l’herbe serait plus verte ailleurs, et nous avons été conquis par  SYBIL, la folle proposition de Justine Triet qui retrouvant Virginie Efira lui offre la possibilité de montrer une game de jeu pour le moins hypnotisante !

IT MUST BE HEAVEN

Force est de constater que pour une projection de l’après-midi, celle de IT MUST BE HEAVEN a été une véritable fête. Autant dire que le public – composition hybride au coeur de laquelle les journalistes sont confrontés à des vrais spectateurs (soient-ils professionnels de la profession ou cinéphiles avertis) – était séduit avant même que le déroulé du film ne prenne place. Un peu trop programmatique pour nous, le nouvel opus du réalisateur palestinien est une sympathique douceur dont la saveur correspond en tout point à nos attentes. Nous ne sommes guère surpris, mais c’est le sourire aux lèvres que nous nous retrouvons à partager l’engouement général lorsque la salle frappe en mesure dans les mains lorsque le générique final prend place.

it must be heaven cannes 2019

SYBIL

Léger et très sérieux, SYBIL est certainement la surprise de cette édition. Avec LITTLE JOE et PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU, ce titre témoigne de la richesse de ce que d’aucuns qualifient avec ironie de « films de femmes » – ce qui ne veut rien dire – assurant que de grandes cinéastes nous animent et, espérons-le, nous animeront longtemps encore. Donnant via à un personnage haut en couleurs, Virginie Efira est peut-être la surprise de cette édition. Elle évolue dans plusieurs registres en incarnant une ancienne romancière, ancienne alcoolique, qui outrepasse toutes les valeurs de son métier de psy. Le scénario est intelligent. Jamais nous ne savons si nous sommes dans le fantasme de la romancière ou dans la réalité de la psy. Le montage est génial. Il y a une dynamique folle. Le film témoigne d’un rythme hallucinant tout en offrant la possibilité de faire vivre certaines séquences sur la durée. Les personnages secondaires sont assez géniaux – Laure Calamy en tête. Sans conteste l’un des films de l’année !

Sybil cannes 2019

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