Brussels Film Festival Flagey 7#

On 05/07/2009 by Nicolas Gilson

Le festival du film européen de Flagey s’est clôturé ce dimanche 5 juillet. Retour sur neuf jours de programmation et présentation du palmarès de cette septième édition.

Avec une programmation riche et variée, le festival peut se vanter d’avoir présenté un réel panorama du cinéma contemporain européen. Non seulement il a mis en avant au travers de sa compétition officielle le renouveau de celui-ci – la compétition étant ouverte au premier et second long-métrage, mais il a proposé au public de découvrir une série d’avant-premières ainsi que de redécouvrir trois des principales sorties belges de l’année. Parallèlement à cela, en proposant à nouveau des projections gratuite en plein air, c’est avant tout la convivialité et le caractère bon-enfant du festival qui était à souligner.

Au partenariat maintenant habituel avec l’Age d’Or/Cinédécouvertes, s’est ajouté cette année celui avec le Prix LUX. Alors que le premier permet de partir à la découvertes du cinéma mondial de demain, l’association avec le Parlement européen positionne le festival dans la mise en valeur de l’expression européenne.

La diversité est sans doute la caractéristique essentielle de la programmation. Si des liens thématiques ou stylistiques peuvent être établis entre quelques uns des films en compétition, il est important de souligner la singularité de chacun. Certes tous ne sont pas égaux. Mais un élément essentiel semble tout de même prévaloir, une certaine sincérité.

La musicalité fut à l’honneur dans deux magnifiques long-métrages anglais : UNMADE BEDS et AWAYDAYS. Tous deux ont pour point commun de la rendre constitutive à l’identitaire même des différents protagonistes. Ces deux long-métrages ont aussi l’intelligence de mettre en scène un questionnement sur le genre et au-delà sur l’individu en tant que tel.

Le questionnement identitaire est également un des pôles narratifs du film italien LA CASA SULLE NUVOLE. Bien que présentant un réel problème de point de vue, ce long-métrage interroge intelligemment l’idée de filiation. Parallèlement à ce questionnement une thématique plurielle est abordée frontalement avec une réelle cadeur : l’occidentalisation du Maroc. Derrière cette thématique, plusieurs noeuds narratifs prennent place, de la liberté de la femme à la prostitution. Une réelle découverte dont la sincérité gomme les failles.

Deux réelles surprises ont également pris place lors du festival : SOMEWHERE BETWEEN HERE AND NOW et COUNTRY WEDDING. Le premier est un film belge sans budget réellement touchant et presque enivrant. Deux personnages errent dans Bruxelles sans réelle motivation et découvre une série de personnages anodins. Une réelle rencontre partagée. COUNTRY WEDDING développe aussi une hypothèse de rencontre mais nous ne sommes pas invité au voyage, nous y sommes confronté. Et ce film icelandais est un pur régal. Très bien écrit, très bien interprété et judicieusement mis en scène il atteste d’une parfaite maîtrise cinématographique de la part de sa réalisatrice dont l’expérience de monteuse est déjà impressionnante.

NORTH est sans doute l’autre comédie incontournable du festival bien que présentant un problème de rythme et d’emphase. Autre comédie, ou du moins présentée comme telle, MACHAN dont le sujet est fort intéressant mais trop politiquement correct. Ca fonctionne, c’est touchant et consensuel, aigre-doux juste ce qu’il faut.

KATALIN VARGA et IN YOUR VEINS présentent deux actrices à fleur de peau. Toutes deux investies avec fougue et force dans leur rôle respectif.

WRONG ROSARY, THE HIGHTER FORCE ou encore LA VERGUENZA sont quant à eux plutôt décevant. Le premier présente pourtant un scénario réellement intéressant mais atteste d’une réalisation bien pauvre.

Toutefois la plus grande déception vient de France, non avec JOUEUSE – qui permet à Sandrine Bonnaire de réellement toucher le public en se fondant dans un rôle aussi simple que magique, mais avec DONNE-MOI LA MAIN qui à force de partir dans des effets démonstratifs pédants s’essouffle au puis de s’épuiser. Sans doute le seul film auquel la sincérité fait défaut.

PALMARES

Prix Du Jury, Golden Iris Award
MACHAN

Prix Spécial du Jury
LA CASA SULLE NUVOLE

Prix de la Meilleure Interprétation
Hilda Péter KATALIN VARGA
Malin Crépin IN YOUR VEINS

Mention spéciale pour la meilleure scène
NORTH

Prix du Public
MAMMOTH

Prix RTBF du Meilleur Film
MACHAN

Prix BeTV du Meilleur Film
JOUEUSE

Prix Prime Telenet du Meilleur Film
SOMEWHERE BETWEEN HERE AND NOW

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