Berlinale 2014 : « La Grande Ouverture »

On 07/02/2014 by Nicolas Gilson

Depuis la présentation en Compétition de THE LIFE AQUATIC en 2005, Wes Anderson n’était plus revenu à la Berlinale et c’est avec joie que les organisateurs de l’évènement l’attendaient pour en ouvrir officiellement la 64 ème édition. Accompagné de Bill Murray, Tilda Swinton, Edouard Norton, Willem Defoe, Ralph Fiennes, Jeff Goldblum et de Saoirse Ronan, Wes Anderson a auparavant rencontré la presse qui semble saluer unanimement la prestation du jeune Tony Revolori qui signe ses début à l’écran dans THE GRAND BUDAPEST HOTEL. Un film tendre et farfelu qui colore joyeusement les festivités.

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Tourné en Europe et coproduit entre le Royaume-Uni et l’Allemagne, THE GRAND BUDAPEST HOTEL fut comme les autres réalisations de Wes Anderson une réelle aventure. La producteur confie que le point de départ de la localisation du tournage est la logique selon laquelle il est nécessaire au réalisateur de « trouver le bon endroit pour que sa vision puisse prendre vie ». Comparse de Wes Anderson, ils font des films à leur façon et sont, à force, comme une famille qui s’apprécie. Aussi arrivent-ils à « avoir un style qui se dégage, un propre mode de tournage quelque soit le plateau ». Au réalisateur de préciser qu’ils avaient besoin d’une ville balnéaire et que l’Europe de l’Est – en la contrée imaginaire de Zubrowka – s’y prêtait.

Lors de la conférence de presse Wes Anderson a pu préciser l’hommage qu’il rend à Stefan Zweig, un auteur méconnu aux Etats-Unis où ses livres ne sont réédités que depuis une dizaine d’années. Amateur des ouvrages de l’écrivain autant que de ses mémoires, les réalisateur voulait en transposer le climat aussi THE GRAND BUDAPEST HOTEL devient-il sa version d’un roman de Zweig. Il y fait également référence à l’ouverture du film par un effet de citation qu’il adapte à son scénario. Ainsi alors que l’auteur évoque le fait que lorsque les gens savent que vous êtes écrivains, ils vous racontent leur histoire, Wes Anderson trouvait là le ton du film. L’imagination s’impose ainsi, selon lui, à l’auteur.

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Bill Murray et Edouard Norton parlent avec humour de leur relation de travail avec la réalisateur dont le premier serait une sorte de père de substitution – alors que comme l’acteur le précise Wes Anderon est bien mieux élevé que ses enfants. Edouard Norton endosse-t-il à nouveau ici un uniforme (après celui de Boy-Scout dans MOONRISE KINGDOM) qu’il avoue penser que le réalisateur aime bien les épaulettes et les pantalons moulants, et que ça ne l’ennuie pas de les porter pour lui.

Avant que Wes Anderson ne révèle avoir écrit le rôle de Monsieur Gustave pour Ralph Fiennes, l’acteur a dit l’avoir trouver fantastique. Il a confié avoir eu en mains un scénario extraordinaire qui ne ressemblait à rien qu’il avait lu jusqu’alors. Le réalisateur lui aurait demandé quel personnage il voulait incarner et Ralph Fiennes, sans savoir qu’il s’agissait là d’une tactique de Wes Anderson, a pointé celui du concierge – un rôle qui lui était bel et bien destiné. Il évoquera encore les directives très précises du réalisateur notamment dans le rythme de la locution avant de confier qu’il est assez rare de pouvoir faire partie d’un film qu’un réalisateur peur faire tel qu’il le conçoit.

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Intimidé, le jeune Tony Revolori foule ici son premier tapis rouge. Il avoue avoir été très excité à l’idée de travailler sur le projet et que lorsqu’il en a découvert le distribution il s’est dit qu’il allait apprendre énormément de choses. Compagnon de route de Ralph Fiennes tout au long du film, le jeune acteur s’est en effet trouvé sur le même plateau que Edouard Borton, Bill Murray, Willem Defoe ou encore Andrien Brody.

Evoquant la relation qui la lie à la Berlinale, Tilda Swinton a fait un jolie parallèle en rappelant que la première fois qu’elle y est venue c’était pour présenter le tout premier film dans lequel elle jouait laissant ainsi présager le meilleur à l’apprenti comédien. Actrice et productrice, Tilda Swinton est en effet devenue une habituée du festival de Berlin au point d’ironiser en disant contacter le directeur afin de voir si elle peut venir y faire le ménage. Elle avoue s’y sentir comme chez elle et reconnait que c’est ici que sa carrière à pris son envol. Très humble, elle répondra à une question sur son interprétation en renvoyant à la fois à la qualité du travail du maquilleur après un commentaire précisant que l’apparence de Madame D. est la sienne quand elle ne s’est pas maquillée.

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