Bellamy

On 13/09/2009 by Nicolas Gilson

Découvrir BELLAMY demande un effort particulier : celui de ne pas oublier que Chabrol a été un grand réalisateur et un excellent coscénariste. Et ce n’est pas évident. Certes ses dernières réalisations encraient déjà le même constat. Mais le caractère proprement affligeant de ce film, à tous points de vue, engendre un jugement sans concession. Le caractère risible des dialogues fait concurrence aux mille et un cliché mis en scène. Que dire de plus ?

LA FLEUR DU MAL annonçait déjà le déclin de Claude Chabrol. Deux éléments, qui ne cessent d’aplatir ses réalisations – qui perdent en verve et qui ne témoignent peu à peu plus du moindre intérêt scénaristique, y prenaient une place dévastatrice : l’hypothèse musicale et la suffisance dialogique.

BELLAMY n’échappe pas à cette triste règle chabrolienne : la musique despotique de son fils et les dialogues dignes d’une série Z sont présents, bien présents, trop présents. Lorsque le scénario tient la route et si les acteurs échappent à la mise en scène caricaturale du réalisateur – qui livra pourtant quelques films incontournables, cette double torture est encore digeste, mais quand le désintérêt total s’accompagne d’un épouvantable sentiment d’ennui, la pilule ne passe pas.

BELLAMY

Réalisation : Claude Chabrol
France – 2008 – 110 min
Distribution : CNC
Policier
Enfant admis

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