Bad Lieutenant

On 30/03/2010 by Nicolas Gilson

Si Herzog impressionna le cinéma des années septante, il s’imposa surtout comme un des cinéastes témoins de leur époque. Au regard de cette position BAD LIEUTENANT est le gage triste voire désespérant d’une société gangrénée, en perdition. La figure du policier – ce cow-boy contemporain garant de la loi – y est mise à mal sans grande surprise. La trame narrative ne présente aucune singularité, flirtant avec les clichés et épousant les archétypes du genre. Avec pour décor la Nouvelle Orléans, BAD LIEUTENANT met en scène un racisme virulent et une désolation effarante.

Quelques thématiques s’imposent comme dominantes – telles la sexualité, la perdition ou encore l’addiction – mais elles s’enfuissent sous une étrange couche de verni atmosphérique fatigant. Le réalisateur parvient pourtant à mettre en place une étrange dynamique d’hallucination et de distanciation qui, bien qu’étant le seul élément intéressant du film, ne fonctionne pas. Cependant l’absurdité ainsi révélée se veut être l’élément-clef du film, sans lequel celui-ci ne serait qu’un policier bien fade, surjoué et surécrit.

BAD LIEUTENANT : PORT OF CALL NEW ORLEANS
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Réalisation : Werner HERZOG
USA – 2008 – 122 min
Distribution : BFD
Policier

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