A l’Aveugle

On 31/03/2012 by Nicolas Gilson

En non-voyant qui semble doté d’une vision infrarouge, Lambert Wilson partage l’affiche de A L’AVEUGLE avec Jacques Gamblin qui, lui, campe un inspecteur de police désabusé, dépressif depuis le décès de son épouse.

Le second enquête sur une série de meurtres qui n’ont rien en commun mais dont il a l’intuition qu’ils sont liés. Et ses soupçons se portent sur le premier ! En tant que spectateur, après avoir été grossièrement floués, nous en savons plus que lui et, malgré les renforts musicaux et les nombreux effets, nous nous contrefichons des rebondissements comme du dénuement de l’intrigue…

Une réplique résume à elle seule le film : « Papa, tu caricatures un peu là ». Remplaçons simplement « papa » par « Europacorp » – soyons généraux et ne visons ainsi pas particulièrement Xavier Palud, le réalisateur, ni Eric Besnard, le scénariste qui a développé l’idée originale de Luc Besson (papa ?) – et citons l’exacerbation musicale intempestive et dictatoriale sans pour autant être judicieuse (du pur enrobage), l’emploi de renforts sonores jusqu’à leur paroxysme, la caractérisation simiesque de tous les protagonistes (comme autant de caricatures qui se défient pour savoir laquelle est la plus ridicule)…

Pure démonstration, A L’AVEUGLE porte bien son titre : réalisation, écriture, enrobage musical, direction d’acteurs, bref, tous les éléments semblent répondre à cette règle !

A L’AVEUGLE

Réalisation : Xavier PALUD
France – 2012 – 94 min
Distribution : Lumière
Policier / Thriller

One Response to “A l’Aveugle”

  • pas d’accord du tout…
    Il y a une mélancolie qui surplombe le Paris filmé par Palud, une musique telle un leitmotiv qui accompagne les étapes de la reconstruction du flic et un thème très sombre qui illustre les scènes avec l’aveugle.
    L’alternance du sordide paillettes de la scène de l’aveugle avec la prostituée est interrompue par le retour de la lumière dans le noir total: la scène de la porte de Clignacourt où tout devient possible pour le flic perdu.
    le tout servi par des scènes ( brèves) Gamblin /Agogué d’une finesse rare.
    J’ai adoré ce truc et l’intrigue un peu tirée par les cheveux est tellement secondaire par rapport au symbole de retour à la vie.
    Bref, contrairement à la critique (en général) j’ai été frappé.

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