Disney’s A Christmas Carol (Le Drôle de Noël de Scrooge)

On 17/11/2009 by Nicolas Gilson

Amis du spectacle bonjour ! Vous voulez vivre des sensations en relief ? Voyager dans le temps et dans l’espace ? Survoler la cité dépeinte par Charles Dickens et pénétrer dans l’intimité de ses foyers ? Enfilez vite une paire de lunettes spécifiques et partez à la découverte d’une aventure spectaculaire …

S’il apparaît aisé de vendre la énième adaptation de Un chant de Noël, c’est qu’il faut se méfier des apparences : car la version 3D de Disney est poussiéreuse à souhait ! Âprement classique tant dans son écriture que dans sa mise en scène, elle ne repose en fait que sur le traitement visuel, tantôt lisse tantôt improbablement démonstratif, réalisé dans le but de projeter le film dans des salles équipées d’un système 3D. Le spectacle est alors au rendez-vous : du château enchanté ouvrant le générique au survol gratuit de la ville reconstituée …

Cependant cela n’apporte rien. Rien de neuf en tout cas … Certes «waw» tout est en 3D ; mais cela engendre une paradoxale lourdeur dans les déplacements des protagonistes et place le spectateur dans une position inexorablement distanciée. Alors, oui, une histoire lui est contée … mais elle est d’une telle évidence qu’elle en devient épuisante. Mais il s’agit d’un film pour les enfants …

Est-ce là une salvatrice raison ? Le développement du récit est très sombre, trop sans doute que pour plaire aux enfants. Ah … magie de Noël : c’est un film familial ! Un vrai de vrai : celui où l’enfant le regarde et l’apprécie parce que cela va faire plaisir à ses parents et inversement. Car si le public ne peut être les enfants, il ne peut encore moins être adulte … Dès lors voici sans doute la meilleure idée de Disney autour du concept de Noël : Un réel consensus familial où chacun fait une effort pour l’autre. Merci ô gentils studios américains …

Cependant sans l’équipement 3D la pilule risque de passer difficilement : Comment justifier la lenteur de certains déplacements et le caractère porcelaine des personnages? Comment envisager l’appui sur des détails spécifiques afin de montrer l’aptitude des concepteurs/animateurs ou encore les pures mises en scène démonstratives ? Le film devient dès lors platement classique et vieillot.

A voir dans les conditions du spectacle ou à éviter, résolument.

A CHRISTMAS CAROL
LE DRÔLE DE NOËL DE SCROOGE
*
Réalisation : Robert ZEMECKIS
USA – 2009 – 96 min
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures
Animation
EA

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