15# Cinema Med : Les Réalités en Méditerranée

On 26/11/2015 by Nicolas Gilson

Au fil de sa 15 ème édition, le Festival du Film Méditerranéen de Bruxelles proposera de prendre le pouls, au travers du médium cinématographique, des réalités auxquelles sont confrontés les pays de la Méditerranée. Des situations aux portes de nos frontières, territoriales et quelques fois philosophiques, qu’ouvrent avec acuité les responsables de l’événement. Du 4 au 11/12/2015, ce sont quelques 70 films qui seront proposés pour un voyage commun à la rencontre de l’autre et donc de nous-même.

Cette année, le festival se revendique porte-parole des réalités vécues en Méditerranée. Une affirmation qui prendra sens dès l’ouverture lors de laquelle sera présenté MEDITERRANEA de Jonas Carpignago, un film coup de poing nous fondant au périple de « migrants » quittant le Burkina Faso dans le but de rejoindre le sud de l’Italie. Un sujet fort appréhendé avec brio par le jeune réalisateur qui signe ici son premier long-métrage. Sélectionné en compétition, où 9 films sont en lice, MEDITERRANEA trouvera un écho dans les Balkans avec BABAI de Visar Morina, autre premier long-métrage, mettant en scène un enfant prêt à tout pour suivre et retrouver son père. La thématique de la « migration » compose de fait l’un des axes de la programmation. Parmi les autres titres abordant cette question, citons INSOUMISE de Jawad Rhalib, présenté en Panorama.

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Une attention particulière sera porté à la Turquie, composant ainsi un autre focus. Avant de se refermer sur LIMONATA d’Ali Atay, le festival nous conviera en Anatolie avec SIVAS de Kaan Müjdeci (compétition), nous invitera à repenser la place accordée aux femmes avec MUSTANG de Deniz Gamze Ergüven (reprise) ou à découvrir l’histoire du cinéma turc et en Turquie avec le documentaire REMAKE, REMIX, RIP-OFF de Cem Kaya. Une rencontre publique prendra place à Bozar sous la forme d’un entretien entre le réalisateur Nuri Bilge Ceylan et le directeur du festival d’Istanbul, Kerem Ayan. Celle-ci précèdera la projection du film LES CLIMATS. Enfin, l’un des événements du festival sera sans doute la projection du documentaire BAKUR de Cayan Demirel et Ertugrul Mavioglu dont la censure a provoqué l’arrêt de la compétition du dernier festival d’Istanbul où, par solidarité, l’ensemble des réalisateurs turcs ont demandé à ce que leur film ne soit pas projeté.

Tout au long du festival, nombreux seront les invités qui introduiront leurs films et participeront à l’issue des projections à des rencontres avec le public. Le Botanique sera cette année encore un terrain où les dialogues pourront s’initier en marge des projections. Outre les quelques séances événementielles à Bozar, l’événement investira le Cinéma Aventure. Egalement tourné vers l’associatif et vers le scolaire, le festival propose également de nombreuses séances « hors les murs » afin d’aller à la rencontre de son large public.

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La compétition

Le Jury de cette 15 ème édition sera présidé par la scénariste et réalisatrice Baya Kasmi et composé de Flonja Kodheli, Saadet Aksoy, Tewfik Jallab, Ismaël Saidi et de Lyes Salem, réalisateur lauréat du Grand Prix l’an dernier pour L’ORANAIS. Outre MEDITERRANEA, SIVAS et BABAI, il découvrira A PEINE J’OUVRE LES YEUX de Leyla Bouzid, AMAMA d’Asier Altune,  ENCLAVE de Goran Radovanovic, MADAME COURAGE de Merzak Allouache, TIKKUN d’Avishai Sivan et UNGIVEN de Branko Schmidt. Un voyage que l’on sait d’ores et déjà prenant en Croatie, en Israël, en Tunisie, en Espagne, en Algérie et en Turquie, mais aussi du Kosovo en Allemagne, du Burkina en Italie.

Panorama & Documentaires

Au fil de ses 11 long-métrages, le Panorama propose cette année non seulement un survol des cinématographies de la Méditerranée mais aussi un voyage au-delà du temps dominé par UNE HISTOIRE DE FOU de Robert Guédiguian, une fresque historique abordant le génocide arméniens et ses implications modernes aux accents des plus contemporains… L’adolescence et son effervescence se dessinera comme un fil rouge (VALLEY de Sophie Artus, KROM de Bujar Alimani, I NOSTRI RAGAZZI d’Avant De Matteo). Cette année encore, les surprises seront au rendez-vous tant la sélection propose une multitude de genres.

Du côté du documentaire, ce sont 15 films qui ont été plébiscités sur les 150 reçus. Nous pourrons nous fondre au vent de la résignation en Grèce et en Espagne avec JE LUTTE DONC JE SUIS de Yannis Youlountas, appréhender le choc des coutumes au fil des conversations entre générations de femmes avec OZGE ET SA PETITE ANATOLIE de Pierre Chemin et Tülin Özdemir ou encore partir à la rencontre d’un sujet tabou, la masturbation masculine chez les juifs ultra-orthodoxes avec SACRED SPERM de Ori Grunder.

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Programme complet et renseignements pratiques : Cliquez ICI

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